Collectif MALM

Le collectif MALM réunit quatre artistes et chercheuses : Mathilda Olmi (1991), photographe ; Amaranta Fontcuberta (1989), biologiste ; Margaux Bula (1991), artiste visuelle et géographe ; et Laura Gönczy (1994), médecin et vidéaste.

 

Le temps d’un été, MALM a investi le Val Ferret afin d’y porter son attention sur les écotones, ces zones de transition où se rencontrent différents milieux naturels. En croisant arts plastiques, sciences de la nature et exploration corporelle du territoire, le collectif interroge les mécanismes de transition à différentes échelles, tant spatiales que temporelles.

 

Cette résidence a donné lieu à une série de restitutions, comprenant des installations et des performances réalisées in situ. Le travail a d’abord pris appui sur des plans topographiques, avec leurs lignes abstraites délimitant les zones géographiques. L’objectif était de confronter ces tracés à l’expérience concrète du terrain, en engageant le corps dans la prospection des écotones, afin de révéler l’instabilité des frontières cartographiées.

 

En mobilisant des outils et des méthodes scientifiques, tout en les détournant de manière créative, MALM développe des formes artistiques en dialogue avec les marges, inscrivant sa démarche dans une perspective féministe du territoire.

 


AU SUJET DE L’ŒUVRE

 

La lumière scintille discrètement sur les feuilles glauques de gentiane et de saule, encore perlées de rosée au petit matin. Dans Salix et Gentiana, MALM utilise la sérigraphie pour restituer l’image de ces plantes rencontrées au fil de la résidence. Il ne s’agit toutefois pas d’un herbier scientifique : les végétaux délicats sont imprimés sur un tissu réfléchissant, habituellement destiné à assurer la visibilité et la sécurité de celles et ceux qui le portent.

 

Les écosystèmes montagnards abritent plus d’un tiers de la biodiversité terrestre, comprenant de nombreuses espèces animales et végétales spécifiques. Ces territoires hétérogènes, véritables patchworks d’habitats, réagissent aux contraintes locales et évoluent en fonction des conditions climatiques et des interventions humaines. Entre ces milieux se dessinent des limites et intersections en constante évolution.

 

Lisière entre forêts et champs, limite entre les étages alpin et subalpin, marges proglaciaires ou zones de contact entre habitats d’espèces différentes : ces espaces invitent à penser l’organisation du vivant à des échelles multiples, à la fois biologiques et sociales. C’est dans ces zones que le collectif MALM a choisi d’arpenter le territoire, au lever du jour, muni d’un spot lumineux.


DÉCOUVREZ LEUR UNIVERS

  • à travers l’exposition: Rue Centrale, Totem